Voici la présentation de 12 idées, 36 ambitions que le parti radical a pour la France
1. Accélérer l'adaptation de l'école au monde moderne et renforcer les dispositifs d'aide aux élèves en difficulté
Pour les radicaux, l'éducation reste la priorité des priorités. L'école n'est plus l'ascenseur social d'autrefois, tant les difficultés qu'elle rencontre sont immenses et malgré l'effort sincère
du corps enseignant.
1.1. La conquête de l'écrit, la maîtrise du français doivent faire l'objet de mesures particulièrement renforcées. Un programme national d'aide aux devoirs, mis à la
disposition des communes, sera doté de moyens importants.
1.2. Rendre obligatoire l'acquisition d'un Certificat d'Aptitude Professionnel pour valider un baccalauréat.
1.3. Renforcer la dimension européenne de l'éducation par l'apprentissage audio - oral des langues vivantes dès le primaire pour arriver à terme à un bilinguisme actif.
2. Alléger le coût de l'Etat et moderniser son mode de gestion
L'Etat à la française, toujours aussi coûteux, est un pachyderme incapable à la fois d'assumer ses fonctions régaliennes (sécurité, justice, défense, éducation) et de faire face aux enjeux du
monde moderne (recherche, régulation sociale, aménagement du territoire).
Objectifs : recentrer l'Etat sur ses missions naturelles afin qu'il les exerce pleinement, lui permettre de jouer un rôle actif d'investisseur sélectif dans le domaine
économique
2.1.Engager la réforme du statut des fonctions publiques avec 3 objectifs :
-transparence des rémunérations,
- responsabilisation des personnels autour d'objectifs
- généralisation de la négociation collective.
2.2. Favoriser la mutualisation des services entre les
administrations centrales : locaux, personnels, véhicules.
2.3. Organiser l'audit des ministères
sous le contrôle du Parlement, en vue d'une meilleure affectation des moyens en personnel.
3. Relancer le dialogue social et organiser la solidarité entre les générations
Dans le domaine social, l'Etat doit laisser les partenaires sociaux décider des conditions de la négociation sans cesser d'être le garant des acquis sociaux. Il doit favoriser l'emploi des jeunes
et entreprendre la réforme des retraites.
3.1. Instaurer la retraite à la carte pour permettre à chacun de programmer son existence et atteindre le plein de ses droits. Sans remettre en cause les retraites par
répartition, la capitalisation doit être volontairement encouragée.
3.2. Exonérer les charges sociales des moins de 23 ans en totalité et de 50 % de 23 ans à 25 ans.
3.3. Instituer l'obligation d'accords majoritaires dans la négociation collective.
4. Engager la réforme fiscale qui favorisera l'envie d'entreprendre et accroître l'autonomie des collectivités territoriales.
Serpent de mer du débat public, inséparable d'une réforme de l'Etat, la réforme fiscale est indispensable
pour libérer l'initiative individuelle et réduire le chômage.
4.1. Fusionner la CSG et l'impôt sur le revenu en un seul impôt prélevé à la source autour d'une assiette élargie
et d'une réelle progressivité pour aboutir à une contribution payée par tous.
4.2. Ramener les prélèvements obligatoires au taux de 42 % en cinq ans.
4.3. Généraliser le taux plancher de la TVA pour les services aux particuliers.
4.4. Renforcer l'autonomie fiscale des collectivités locales en leur donnant la maîtrise complète des
taux d'imposition qui les concernent.
5. Rendre aux citoyens la liberté de la sécurité au quotidien.
L'insécurité omniprésente met désormais en cause les libertés fondamentales. Il faut enfin prendre les mesures qu'impose une situation devenue incontrôlable.
5.1. Rétablir la sécurité dans les secteurs de non-droit, où les services publics ne peuvent plus pénétrer, notamment par le démantèlement systématique des réseaux de
trafiquants de drogue. Les moyens de police spécialisée y doivent être renforcés.
5.2. Doter les agglomérations de plus de 10 000 habitants de pouvoirs de coordination de l'ensemble des forces de sécurité et de tous les moyens de prévention.
5.3. Punir tous les délits commis à l'encontre des forces de protection (police et pompiers notamment) de peines incompressibles lourdes.
6. Réconcilier les Français avec leur Justice.
Insuffisant dans ses moyens matériels, notre système judiciaire est un sujet de mécontentement depuis des décennies. Trop lent, trop laxiste, incapable de faire face dans des conditions décentes
à l'augmentation du nombre des incarcérations, il est condamné.
6.1. Augmenter les crédits du Ministère de la Justice de 10 % par an pendant 5 ans et adapter la carte judiciaire pour une meilleure justice de proximité.
6.2. Mettre en place des cellules locales de suivi des plaintes, notamment pour s'assurer que la justice apporte une réponse pénale à tous les actes de délinquance.
6.3. Engager la responsabilité pénale des parents pour les actes de délinquance des moins de 15 ans
7. Reconstruire la ville et permettre aux familles d'assumer leurs responsabilités.
Plusieurs décennies d'urbanisation mal maîtrisée ont conduit à des concentrations excessives et déshumanisées.
L'insuffisance des moyens de transports collectifs, en particulier de banlieue à banlieue, le manque de crèches et de haltes-garderies, la mixité sociale encore trop rarement assurée, sont
quelques uns des handicaps que l'Etat doit contribuer à réduire en aidant les communes à faire face à l'accroissement des responsabilités.
7.1. Programmer la destruction de 50 000 logements " ghettos " par an sur cinq ans et, corrélativement lancer la construction de 50 000 logements sociaux en accession à la
propriété à taux zéro.
7.2. Promouvoir l'agrandissement des logements sociaux pour favoriser l'épanouissement familial.
7.3. Adapter les horaires des services publics pour rendre compatible vie professionnelle et vie familiale.
8. Remettre l'usager au centre d'une politique de la santé publique et privée.
Il faut mettre fin à l'incompréhension qui altère les relations entre structures ambulatoires et structures hospitalières et organiser davantage leur coopération au sein du système de soins
français.
8.1. Harmoniser les règles de financement du public et du privé.
8.2. Développer les "réseaux de soins" pour mieux organiser l'intervention des différents acteurs (hôpital, médecin de ville).
8.3. Régionaliser le système de santé en associant à sa planification élus, professionnels et représentants des usagers.
9. Mettre en œuvre une politique de l'énergie et des activités industrielles compatibles avec le respect de l'environnement et la sécurité
des citoyens.
Les préoccupations environnementales et écologiques rejoignent le souci de garantir l'indépendance nationale par la diversification des ressources énergétiques. La conciliation de ces objectifs
est indispensable pour que le développement industriel recueille l'approbation et le concours de nos concitoyens. D'où le choix du nucléaire "propre".
9.1. Sortir l'industrie française de l'ère du pétrole en lançant dès maintenant les travaux de construction du réacteur nucléaire européen du futur.
9.2. Mener une politique du retraitement et du recyclage des déchets la plus transparente possible.
9.3. Aider les habitants de sites industriels à risques à se protéger et à s'installer ailleurs par le rachat programmé de leurs habitations.
10. Donner à la Défense les moyens d'assumer ses nouvelles missions.
La chute du Mur de Berlin, les menaces d'un Orient en pleine mutation, le terrorisme doté d'armes de destruction massive, la multiplication des opérations humanitaires ont considérablement
modifié les exigences de notre défense en moyens humains et en équipements adéquats.
L' adaptation urgente de nos forces armées est indispensable : il y va de la crédibilité de la France à remplir ses engagements et de notre sécurité tout simplement.
Parmi les mesures urgentes à prendre, il faut :
10.1. Concevoir le "reformatage" de notre défense en coordination avec les grands pays européens, dans l'objectif de réaliser l'Europe de la Défense.
10.2. Affecter les effectifs selon l'importance des missions à engager et privatiser toutes les activités d'intendance à caractère non militaire.
10.3. Lancer la programmation du second porte-avions nucléaire et de ses navires d'escorte.
11. Intégrer le sud méditerranéen au projet européen.
Pour la France, comme pour l'Europe, une grande partie de leur présent, comme de leur avenir (immigration, ressources énergétiques, agriculture…et menaces islamistes) est conditionnée par la
relation avec les pays du sud méditerranéen, et par la situation intérieure de ces pays.
Il est donc de bon sens de mettre en œuvre une politique régionale de coopération dans tous les domaines, de nature à favoriser la stabilité démocratique de ces pays.
11.1. Encourager la création d'un "marché commun" et d'un espace de droit et de libertés entre les pays méditerranéens et engager entre l'Union européenne et eux un
processus d'association plus étroit.
11.2. Aborder la question de l'immigration qui trouble les relations inter-régionales par la mise en œuvre d'une politique européenne de quotas.
11.3. Favoriser le co-développement en unissant les entreprises européennes à celles des pays associés dans un véritable compagnonnage.
12. Créer des conditions de l'émergence d'une fédération européenne des nations et forger une véritable citoyenneté européenne.
Ces objectifs supposent un engagement déterminé pour un noyau dur de l'Union Européenne, une constitution de l'Union et une politique de l'éducation du citoyen européen.
12.1. La France doit jouer un rôle moteur dans l'association plus étroite des états prêts à accélérer leur intégration dans le cadre d'une fédération.
12.2. Faire élire le Président de la Commission européenne par le Parlement européen pour un mandat de 4 ans, non renouvelable immédiatement.
12.3. Doter chaque cycle universitaire de 3 ans, d'au moins une année complète d'enseignement dans un pays de l'Union.
Voici la présentation de 10 projets que le parti radical a pour la France
Projet 1 : Donner aux jeunes les moyens de leur accomplissement
On parle couramment de la jeunesse : la réalité c'est qu'il y a en France aujourd'hui des jeunesses séparées par les barrières de la culture, de l'argent, des jeunesses parfois confinées dans des
territoires sans avenir, encore trop nombreux en France.
La noblesse de l'engagement politique, pour les Radicaux, c'est justement de contribuer à abattre ces barrières et cela d'abord à l'école, notamment pour les jeunes issus de l'immigration.
- Développer une formation en prise sur la vie, en particulier par la poursuite d'une revalorisation de l'apprentissage,
- Faciliter l'entrée de tous les enfants dans la vie active, voilà des formes d'intégration qui restent des objectifs prioritaires.
Nationale par ses contenus fondamentaux et par sa fonction de ciment de l'unité du pays, l'éducation doit être davantage décentralisée dans sa gestion pour être mieux adaptée aux débouchés
professionnels et à la spécificité du terrain.
Projet 2 :Favorisons la solidarité entre les générations et les catégories sociales
L'avenir, c'est aussi la France des seniors.
La retraite ne doit pas être une contrainte, mais l'expression d'une liberté de choix qu'il faut garantir
par l'apport de la capitalisation aux systèmes de répartition.
Mais la garantie des retraites n'épuise pas la reconnaissance de la société à l'égard des anciens.
Chaque fois que cela est possible, il faut assurer l'autonomie concrète des personnes les plus âgées, encourager leurs engagements militants et associatifs, valoriser leur expérience en y faisant
appel, dans les actions complémentaires de formation des jeunes qui doivent appuyer l'Education Nationale.
Projet 3 : Favorisons un dialogue social fondé sur le contrat et sur le partenariat
L'Etat ne doit plus s'arroger le droit d'imposer aux partenaires sociaux les conditions de la négociation sociale, mais il doit demeurer le garant des négociations, comme de l'acquis des lois
sociales, des moyens qui sont affectés à leur mise en œuvre et de leur devenir.
Le temps de la responsabilité est venu pour des acteurs sociaux libérés de la tutelle de l'administration.
A la condition d'incarner une légitimité que seule confère l'élection.
Projet 4 : Modernisons l'Etat et donnons un second souffle à la décentralisation
En France, l'Etat s'étouffe en étouffant la société française. Le résultat c'est qu'il y a trop de fonctionnaires des impôts, et pas assez d'infirmières. Depuis trente ans la réforme de l'Etat
est le serpent de mer de la vie politique qu'aucun gouvernement n'ose aborder de front. Et pourtant les marges de manœuvre d'un redéploiement existent : il faut réaffecter aux fonctions
essentielles de l'Etat, qu'il assume mal, la police, la justice, l'éducation et la santé, les milliards dépensés dans des fonctions hypertrophiées ou devenues inutiles.
Près de vingt ans après le vote des lois qui l'ont instituée, la décentralisation est un ouvrage à remettre sur le métier, sur la base d'un bilan sans fard de l'expérience acquise. Pour
rapprocher davantage le citoyen des centres de décision. Pour donner aux pouvoirs décentralisés les compétences que l'Etat n'est plus à même d'exercer convenablement. Cette clarification des
compétences doit s'accompagner d'une clarification des financements et d'une responsabilité mieux individualisée de la conduite de chaque projet.
Projet 5 : Rendons à l'engagement public sa grandeur
La crise du politique n'est que l'envers d'une évidence : la politique est désormais perçue par tous comme l'affaire de tous. A la faveur de la limitation du cumul des mandats, qu'un statut de
l'élu rendra effective, par le plafonnement de la durée de ces mandats, par l'accès des femmes en nombre grandissant aux fonctions électives, un appel d'air se crée, qui va généraliser
l'engagement public dans des conditions inédites.
L'exercice de la responsabilité politique cessera progressivement d'être une profession, gérée en terme de carrière, pour devenir un mode d'exercice usuel et normal de la citoyenneté. Cette
évolution doit être encouragée : elle transforme le simple spectateur en citoyen acteur de son propre destin. Elle conduit aussi à réhabiliter la politique pour en faire un espace d'expression
vivant, de médiation efficace et de contrôle citoyen.
Projet 6 : Donnons une nouvelle force aux libertés publiques
A côté des progrès économiques et sociaux apportés au plus grand nombre, la modernité engendre des menaces nouvelles pour les libertés individuelles.
Le pouvoir toujours croissant des grandes entreprises comme des collectivités, à commencer par l'Etat, appuyé sur des moyens d'investigation ou de contrôle sans pareils, crée les conditions d'une
dépossession de l'individu, de sa liberté, de son autonomie effective.
Ces conditions sont aggravées par les nouvelles technologies de l'information, par l'universalisation de l'informatique, tandis que le développement scientifique est marqué du sceau de
l'ambivalence : l'amélioration des niveaux de vie, l'accroissement des échanges, la diffusion d'un savoir sont contrebalancés par l'encadrement des individus, la mise en fiche potentielle de
chacun, la connaissance indiscrète des comportements quotidiens, des moyens de pression qui sont toujours plus étendus, mis à la disposition des organisations.
A cela s'ajoutent les travers particuliers et constants qui caractérisent, aujourd'hui encore, le "mal français" : pouvoir exorbitant de la puissance publique, résistance des administrations,
souvent par l'inertie, aux impulsions du pouvoir politique, faiblesse des assemblées parlementaires, carence du système judiciaire.
Face à cette évolution, la mise au point d'une nouvelle charte des libertés s'impose si l'on veut France reste fidèle à sa vocation de patrie exemplaire des Droits de l'Homme.
Projet 7 : Garantissons la sécurité des personnes et des biens
L'insécurité permanente, la criminalité multiforme, la délinquance, de plus en plus juvénile, sont les symptômes d'une violence quotidienne et banalisée qu'on ne saurait accepter tel un tribut à
la modernité ou une fatalité à laquelle il faudrait s'accoutumer.
Car cette violence met en cause l'équilibre social. Elle porte en elle les menaces d'une dérive qui mine les principes républicains. Elle crée des barrières entre les communautés et risque de les
isoler en les dressant les unes contre les autres. Elle menace les libertés publiques.
La lutte contre la délinquance doit être systématique. La prévention nécessaire doit être organisée par les collectivités locales, avec des choix d'investissements appropriés aux quartiers. Mais
il est clair que la prévention ne saurait dispenser d'une action répressive adaptée à la réalité du terrain.
Projet 8 : Réconcilions la Justice avec la Société Française
Depuis trop longtemps désormais, la justice en France est sujet de polémique. La faiblesse insigne de ses moyens - toujours dénoncée, jamais corrigée - la confusion des rôles et des fonctions,
l'état d'esprit des magistrats qui manifestent tour à tour amertume et découragement sincères, désir de reconnaissance, parfois même volonté de revanche, témoignent de la dégradation et de
l'isolement de la fonction judiciaire, peut être plus que tout autre soumise au désarroi de la société moderne.
Il convient de redonner à la justice l'appui d'un nouveau consensus républicain fondé sur :
- une formation nouvelle, commune à tous les métiers de la justice,
- une revalorisation des carrières ouvertes sur une plus grande mobilité professionnelle,
- un accroissement significatif en moyens humains et matériel,
- un renforcement des garanties d'indépendance du siège,
- une reconnaissance claire des missions du Parquet, conforté dans son rôle d'avocat de la République, en pouvant être saisi par plusieurs de ses instances.
- une justice aidée dans ses moyens, recentrée dans ses missions et ouverte à la Nation sera celle que le pays attend.
Projet 9 : Forgeons une véritable citoyenneté européenne
L'Europe c'est aujourd'hui 370 millions de personnes à travers quinze nations. Et bientôt, avec l'élargissement, 25 voire beaucoup plus.
Au-delà de l'intégration économique et de la création de la monnaie unique, le vrai défi, c'est de forger une véritable communauté de valeurs qui soit le gage d'une identité vécue. Parce que le
"vouloir vivre ensemble" ne se décrète pas, les Radicaux sont convaincus que seule une participation plus effective des citoyens à la vie et au développement de l'Union Européenne permettra de
donner à cette union sa pleine dimension politique.
L'élargissement de l'Union Européenne rend nécessaire la définition des missions respectives de l'Union et de ses Etats membres. C'est le sens d'une réévaluation du principe de subsidiarité, qui
doit définir pour cette question le niveau de compétence adapté. C'est le sens d'une constitution européenne qui doit préciser les attributions effectives de l'union et qui sera le symbole du
lien entre les européens.
Les bases d'un modèle social, pour lutter ensemble contre le chômage et l'exclusion, et pour harmoniser les droits économiques et sociaux des citoyens de l'union, le développement des échanges
scolaires, universitaires et culturels sont les instruments prioritaires pour forger la conscience d'un destin partagé et d'une culture commune. Dans le même esprit, l'institution d'un service
civil européen renforcera le sentiment d'une communauté de destin.
Faire croire que construire l'Europe passe par la disparition de la Nation est une imposture. Les Radicaux l'affirment plus que jamais : être patriote, c'est aussi être européen. Parce que la
grandeur de la France dans le monde s'exerce aussi aujourd'hui au travers de son engagement européen. Parce que l'Europe doit donner au principe de la République un nouveau souffle, une nouvelle
jeunesse, un plus grand espace.
Projet 10 : Mettons tout en œuvre pour la qualité de la vie
Une génération ne peut assujettir à ses errements les générations futures. Et chacun se rend compte désormais que la croissance démographique, le développement sans limite des forces productives
et de la consommation hypothèquent l'avenir de l'humanité. Face à cette évolution, dont la prise de conscience ne cesse de progresser, la réponse est d'abord à l'échelon mondial. A la suite des
conférences de Rio et Kyoto, il faut multiplier les initiatives qui vont permettre d'analyser au niveau planétaire les risques encourus (gaz à effets de serre, changements climatiques, question
du nucléaire) et d'apporter des réponses concertées et progressivement normatives. Une autorité internationale d'analyse et de contrôle doit être mise en place.
Au niveau européen ensuite, il faut renforcer les moyens de la recherche scientifique pour approfondir nos connaissances sur les liens entre l'environnement et la santé, entre l'alimentation et
la santé. Une charte de l'alimentation saine doit être définie par la communauté européenne s'imposant à toutes les industries agroalimentaires.
Au niveau français, il faut à la fois favoriser la démocratisation de l'action quotidienne en faveur de l'amélioration de la qualité de la vie, en particulier en institutionnalisant dans les
villes des comités de quartier antipollution. Et parallèlement mettre en place des plans d'intervention qui permettent d'agir vite pour répondre immédiatement et localement aux pollutions
majeures, sans attendre les arbitrages et les décisions nationaux. La pollution d'origine automobile enfin doit être considérée comme une catastrophe naturelle latente et faire l'objet d'un
traitement particulier et spécifique.
(Source site du parti radical)